Les albums qui font plaisir

Je connais peu de personnes qui n’ont pas été déçu par le dernière album du groupe Daft Punk, R.A.M. : comparé à la perle de virtuosité qu’est le live Alive 2007, avec lequel j’ai personnellement découvert le groupe, nous étions nombreux à attendre de Daft Punk un nouveau coup de pied dans la fourmilière. Mais raté : R.A.M., avec son atmosphère funky/disco, n’est certes pas un fiasco (surtout pas financier), mais est loin de ce qu’on s’était laissé espérer.

Quoi qu’il en soit, de nombreux artistes ont réussi, eux, a surpassé nos espoirs : premier album, retour, les quelques bonnes surprises que j’ai eu.

King Krule – 6 Feet Beneath The Moon

Depuis 2010 et son titre Out Getting Ribs, King Krule nous faisait bien sentir qu’il avait quelque chose de différent, qu’on pouvait retrouver dans l’atmosphère exceptionnel de son EP King Krule, The Noose of Jah City particulièrement. Un des rares albums que je me suis laissé écouté en entier sans rien faire d’autre, juste me laisser prendre par la musique.
Alors il m’a fallut un petit moment pour oser me procurer 6 Feeth Beneath the Moon, sortie le 24 aout (pour ses 19 ans !) : comme souvent avec les albums qui valent vraiment le coup, les 2,3 premières écoutes m’ont laissé indifférent, voir déçu ; sans doute parce qu’il est plus difficile d’être déçu par 14 titres que par 5. Mais ne jamais lâcher ! Plutôt que de me concentrer sur les quelques moins bonnes chansons (A Lizard State, beaucoup trop “Arctic Monkeys” pour moi), maintenant je me laisse emporter par cette touche si particulière à King Krule qu’il décline dans Easy Easy, Will I Come.

Gesaffelstein – Aleph

Je n’ai jamais vraiment porté attention à Gesaffelstein après l’avoir découvert aux Nuits Sonores 2012 : quelques écoutes de Viol sur Youtube, et des maxis Conspiracy 1 et 2. Mais le superbe remix du morceau de Justice, Helix, qu’il sort en janvier 2013 le rappelle à ma mémoire, et je ne suis pas déçu par Aleph, sortie en octobre 2013 : dark, violente, Pursuit est une réussite ; et Nameless son doux alter-ego.

Boards of Canada – Tomorrow’s Harvest

J’ai découvert Boards of Canada (BOC) grâce à Flavio, un ami de York, et aussi grâce la chasse au trésor planétaire montée autour de ce nouvel album (résumé ici et des détails sur Pitchfork), qui en faisait un excellent sujet de conversation. J’étais dans un bon trip post-rock/ambient (Godspeed You! Black Emperor, Explosions in the Sky, Desolate), mais BOC est d’un autre niveau : en attendant la véritable sortie de l’album, je m’étais procuré Music Has The Right To Children, leur album de 1998, et j’avais adoré. Un atmosphère tellement particulier est créé dans chacune des chansons, amené avec douceur et justesse comme dans Turquoise Hexagon Sun.
Après les quelques mois d’attente (j’ai échappé aux 8 ans des fans), j’ai pu écouté Tomorrow’s Harvest : ravi d’avoir joint les presque 50000 auditeurs du live stream de l’album, j’ai pu l’écouter se dérouler sous mes oreilles, ravies me laisser transporter par Collapse, Nothing Is Real.

Darkside – Psychic

NYC DJ Set at Clown & Sunset est la première Boiler Room que j’ai écouté, et je n’aurais pas pu trouver mieux pour commencer : le set bouge, évolue de manière surprenante pendant les 45mn que Nicolas Jaar passe derrière les platines (en triturant un poste de radio de temps en temps). J’ai découvert le DJ dans une playlist de 54Matou (qui m’a apporté beaucoup d’autres découvertes musicales), et j’ai rapidement adoré ce qu’il fait.
En août dernier, Golden Arrow était mis en ligne, tiré de Psychic, premier album de Darkside : formé de Nicolas Jaar et Dave Harrington, ce groupe atypique (guitariste + DJ) a dévoilé 1 mois plus tard un album qui m’a touché comme l’a fait Tomorrow’s Harvest, avec des ambiances savamment construite et le plaisir d’une voix et d’une guitare se glissant entre l’électro posée que Nicolas Jaar maitrise tellement bien. Ajoutez une skyline et pendant 35mn, vous serez loin.

Baths – Obsidian

Si j’en crois mon Itunes, j’ai du découvrir Baths pendant les deux semaines sans ordinateur que j’ai vécu au début de mon séjour à York : ayant perdu ma musique (en plus des accents `^¨), j’ai improvisé à base de playlists longues comme le bras trouvées sur Reddit. En plus de Ben Folds Five, Explosion in the sky, Sufjan Stevens et The Mountain Goars, j’y ai découvert Cerulean : plutôt dur aux premières écoutes, le premier album de Baths devient un délice pour toutes celles qui suivent. Les percussions assez déconstruites, les voix qui se dédoublent et se recouvrent, qui explorent les aigus : on retrouve les mêmes ingrédients dans Obsidian, son troisième album sorti fin mai 2013. Plus doux, Baths continue à surprendre, avec des changements de cadence, d’atmosphère, qu’on subit agréablement.

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