Françoise Sagan – Bonjour Tristesse

J’ai lu “Bonjour tristesse” fin Janvier, mais il n’est jamais trop tard : l’un des rares romans d’auteur féminin que j’ai lu cette année, cela explique peut-être que j’ai été déçu par la légèreté de l’histoire d’amour d’adolescente qui constitue l’action principale. J’ai tout de même adorer comment la narratrice expose sa relation avec son père, et la manière dont cela structure sa propre vision de l’amour et des hommes.

Il refusait systématiquement les notions de fidélité, de gravité, d’engagement. Il m’expliquait qu’elles étaient arbitraires, stériles. D’un autre que lui, cela m’eût choquée. Mais je savais que dans son cas, cela n’excluait ni la tendresse ni la dévotion, sentiments qui lui venaient d’autant plus facilement qu’il les voulait, les savait provisoires. Cette conception me séduisait : des amours rapides, violentes et passagères. Je n’étais pas à l’âge où la fidélité séduit. Je connaissais peu de chose de l’amour : des rendez-vous, des baisers et des lassitudes. p16

Il ne réfléchissait pas. Il tentait de donner à toute chose une explication physiologique qu’il déclarait rationnelle : “Tu te trouves odieuse? Dors plus, bois moins.” Il en était de même du désir violent qu’il ressentait parfois pour une femme, il ne songeait ni à le réprimer ni à l’exalter jusqu’à un sentiment plus complexe. Il était matérialiste, mais délicat, compréhensif et ainsi très bon. p155

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