Stig Dagerman – L’île des condamnés (1946)

Stig Dagerman est d’abord pour moi l’auteur du court texte “Notre besoin de consolation“, qu’une amie avait évoqué autour d’une discussion “la vie n’a pas de sens” : le lyrisme et l’espoir qu’on trouve dans “Notre besoin…”, juxtaposées avec cette omniprésence de la mort et de la dépression m’a donné envie de creuser plus loin l’œuvre de l’écrivain suédois, je me suis donc plongé dans le plus conséquent “L’île des condamnées” (280 pages contre 11).

(by Jovanna Tosello)

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Nietzsche – Ainsi parlait Zarathoustra (1883)

J’en attendais beaucoup de Nietzsche, sans vraiment savoir ce que j’allais y trouver : après qu’il ai été pendant longtemps l’écrivain que vénère le frère dans Little Miss Sunshine, puis le philosophe nihiliste sans vraiment connaitre le sens de ce mot, Freidisch Nietzche a pris un sens beaucoup plus concret avec Camus dans Le Mythe de Sysiphe puis les courts à l’Université Populaire de Caen de Michel Onfray.

Lire Zarathoustra à la suite de l’Éthique de Spinoza produit un étrange effet : le second est un ouvrage extrêmement carré, dans lequel chaque ligne compte, chaque concept est défini, chaque réflexion détaillée puis savamment utilisée ; alors que si le premier introduit (apparement) d’importants concepts, je l’ai plus comme un roman à paraboles que comme un ouvrage philosophique.
Une attente que j’avais qui n’a pas été trahie, c’est la destruction des valeurs à laquelle j’identifiais le nihilisme, mais j’ai été très surpris de voir que Nietzsche se charge aussi de proposer une voie vers des nouvelles valeurs : l’individu.

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