Kundera – L’insoutenable légèreté de l’être (1982)

Je ne vais pas dire grand chose sur “L’insoutenable légèreté de l’être”, qui correspond assez à ce que j’attend en ce moment d’une œuvre de fiction : un bon moment à la lecture et quelques réflexions intéressantes.

Le plus intéressant peut-être avec ce roman, c’est tout simplement de voir des personnes vivre, évoluer dans une relation : la manière avec laquelle Tereza vit ses souffrances et ses angoisses, son ressenti vis-à-vis des infidélités de Tomas, le rapport de celui-ci avec les femmes en général.

Tomas se disait : coucher avec une femme et dormir avec elle, voilà deux passions non seulement différentes mais presque contradictoires. L’amour ne se manifeste pas par le désir de faire l’amour (ce désir s’applique à une innombrable multitude de femmes) mais par le désir du sommeil partagé (ce désir-là ne concerne qu’une seule femme). p29

Douglas Rushkoff – Present Shock (2013)

I have probably heard about this book on a How I work article of Lifehacker, like this one: being very interested by the idea of time shaping a society and the way I interacted with it (and having a 10£ voucher from NASA), I read Present Shock with much interest.

Present Shock adresses from a wide range of point of view the disruption that can be felt between two concepts of time, chronos & kairos that are too often seen as a single one:

The ancient Greeks would probably tell us our troubles stem from our inability to distinguish between the two main kinds of time, chronos and kairos. […] Kairos is perfect timing relative to what’s going on, where chronos is the numerical description of what happens to be on the clock right then. Chronos can be represented by a number; kairos must be experienced and interpreted by a human.

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Albert Camus – L’homme révolté (1951)

Entamé un article sur L’Homme Révolté est une entreprise périlleuse, tant cet essai de Camus est éloigné du dernier dont je parlais, L’Envers et l’Endroit : plus de récits entrecoupés de petites réflexions philosophiques mais un long travail de recherche philopico-historique, s’articulant sur de nombreux auteurs et personnages historiques.
Chez Camus, L’Homme révolté fait suite au Mythe de Sysiphe, puisque la révolte est en quelque sorte une réponse à l’absurde qui est décrit dans le premier essai :

En attendant, voici le premier progrès que l’esprit de révolte fait faire à une réflexion d’abord pénétrée de l’absurdité et de l’apparente stérilité du monde. Dans l’expérience absurde, la souffrance est individuelle. À partir du mouvement de révolte, elle a conscience d’être collective, elle est l’aventure de tous. p 37

Hinko Smrekar, via FFFFOUND

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