Le Marquis de Sade – Justine ou les infortunes de la vertu (1791)

Je n’avais jamais entendu parler des “Malheurs de la vertu” avant qu’une amie explique son prénom par le goût de ses parents pour le Marquis de Sade. Un épisode de “Ça peut pas faire de mal” consacré à la littérature érotique et les quelques séances que Michel Onfray a dédié à Sade m’ont décidé à entamer “Justine”. Un long roman, sur lequel j’ai un avis plutôt mitigé.

Il se saisit de mes bras, il les lie sur mes reins,puis il passe autour de mon cou un cordon de soie noire dont les deux extrémités, toujours tenues par lui, peuvent, en serrant à sa volonté, comprimer ma respiration et m’envoyer en l’autre monde, dans le plus ou moins de temps qu’il lui plaira. p329

From Tim Richnmond’s Winn Dixe

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Sartre – La Nausée (1938)

Avec tout ce que Michel Onfray racontait sur Sartre, je ne m’attendais pas à apprécier autant un de ses romans ; mais l’insistance d’une libraire sur l’importance de ce livre (“c’est LE bouquin de l’existentialisme”) semblait indiquer qu’un pans de la philosophie pourrait s’ouvrir à moi. Mais j’ai été surpris par ce que Onfray mentionnait pourtant souvent : le talent d’écriture de Sartre. Après 100 pages, je m’étais convaincu d’acheter un exemplaire de la Nausée pour pouvoir le lire à nouveau, profiter encore une fois de intuitions exceptionnelles de Sartre sur un sujet que j’ai adoré explorer dans Malone Meurt ou Un homme qui dort : identifier l’existence, saisir le temps qui passe.

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