Gandhi – Préceptes de vie

J’ai pendant longtemps laissé flotter dans ma tête la citation suivante, “apprends comme si tu devais vivre pour toujours, vis [aime] comme si tu devais mourir demain”. Elle me plaisait tellement que j’ai décidé d’explorer la pensée de Gandhi à travers ce livre qui répertorie ses opinions sur l’amour, la paix, la violence, le travail…
J’ai été un peu déçu, découvrant un Gandhi beaucoup trop religieux, ascétique et conservateur pour ma convenance: je ne porterais pas mon exploration plus loin. J’ai cependant trouvé parmi ces “préceptes” une élégante réponse à mes interrogations concernant l’importance à donner aux conséquences de mes actions:

Toute action, mentale ou physique, crée un attachement. Il est également vrai que tous les êtres vivants doivent accomplir quelque tâche, qu’ils le veuillent ou non. Mais comment peut-on donc être libre de l’attachement que crée l’action, alors précisément que l’on agit ? La façon dont la Gîtâ a résolu ce problème est à ma connaissance unique. Elle dit : “Accomplis la tâche qui t’a été confiée, mais renonce à ses fruits. – Sois détaché et travaille. – N’ai aucun désir de récompense et travaille.”
Le renoncement aux fruits ne signifie absolument pas l’indifférence aux résultats. Pour chaque action, on doit connaitre le résultat attendu, les moyens employés et la capacité de l’atteindre. Et l’on dira qu’il a “renoncé aux fruits de l’action” de celui qui, dans cet état d’esprit, s’implique totalement dans l’accomplissement de la tâche fixée, tout en étant dénué de tout désir pour son résultat.

Le deuxième paragraphe me parait particulièrement puissant, puisqu’il permet de concilier la pleine conscience de la raison qui me pousse à agir (le plaisir que je recherche) avec la sérénité de l’absence d’attente. Apaisant.

H. D. Thoreau – Désobéir (1850)

Il aura fallu une mention de La Vie sans Principe par Art of Manliness en tant qu’un argument pour ne pas lire l’actualité, un cours de Michel Onfray consacré à Thoreau et une discussion le soir où je rencontrais mon amie Jen pour me décider à me procurer ce livre.
Il est difficile d’ignorer que la plupart des textes succède de peu les 2 années que l’auteur passe dans sa cabane exigüe et qui feront l’objet de Walden ou la vie dans le bois, ses textes étant fortement emprunts d’expériences personnelles. Il rédige par exemple “Résistance au gouvernement civil” après avoir passer une nuit en prison pour avoir refuser de payer un impôt dans lequel il voit un support à l’esclavagisme.
Néamoins, pour m’exprimer de façon concrète, en citoyen et non à la façon de ceux qui se proclament hostiles à toute forme de gouvernement, je ne réclame pas sur-le-champ sa disparition mais son amélioration immédiate. Que chacun fasse connaître le type de gouvernement qui forcerait son respect et ce geste constituera une première étape vers son obtention. (Résistance au gouvernement civil)

Plan de la cabane de Walden, présentée par Marie-Ève Martel pour l’exposition “Transcender l’architecture”

Ernest Hemingway – For Whom the Bell Tolls (1940)

One year after having spent an hour referencing all the fiction books Art Of Manliness recommanded, I felt cornered by this long list that remained untouched so far. I rarely read fiction as I felt most of the books I found to be more a distraction than something I would really engage in. Nonetheless, the distinction that Camus makes between a author asking questions and fiction authors (here Dostoievski) keeps resonate (‘But he illustrates the consequences that such intellectual pastimes may have in a man’s life, and in this regard he is an artist’). This time I picked For Whom the Bell Tolls, and I had exactly this!

“What lies beneath the surface”, from FFFFOUND!

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