Paul Auster – New York Trilogy (1987)

I could reproch how the three stories of New York Trilogy have no end and leave many questions unanswered, but this would be being naively affected by viewing each story separately. When reading this book from beginning to end, each part gives an occasion to see the others from an other point of view where the seemingly logic of the character of one becomes as absurd for the character of an other than it was for us in the first time. A great book.

Frederic Lebain, wallpaper New York

Continue reading

Douglas Rushkoff – Present Shock (2013)

I have probably heard about this book on a How I work article of Lifehacker, like this one: being very interested by the idea of time shaping a society and the way I interacted with it (and having a 10£ voucher from NASA), I read Present Shock with much interest.

Present Shock adresses from a wide range of point of view the disruption that can be felt between two concepts of time, chronos & kairos that are too often seen as a single one:

The ancient Greeks would probably tell us our troubles stem from our inability to distinguish between the two main kinds of time, chronos and kairos. […] Kairos is perfect timing relative to what’s going on, where chronos is the numerical description of what happens to be on the clock right then. Chronos can be represented by a number; kairos must be experienced and interpreted by a human.

Continue reading

Stig Dagerman – L’île des condamnés (1946)

Stig Dagerman est d’abord pour moi l’auteur du court texte “Notre besoin de consolation“, qu’une amie avait évoqué autour d’une discussion “la vie n’a pas de sens” : le lyrisme et l’espoir qu’on trouve dans “Notre besoin…”, juxtaposées avec cette omniprésence de la mort et de la dépression m’a donné envie de creuser plus loin l’œuvre de l’écrivain suédois, je me suis donc plongé dans le plus conséquent “L’île des condamnées” (280 pages contre 11).

(by Jovanna Tosello)

Continue reading

Nietzsche – Ainsi parlait Zarathoustra (1883)

J’en attendais beaucoup de Nietzsche, sans vraiment savoir ce que j’allais y trouver : après qu’il ai été pendant longtemps l’écrivain que vénère le frère dans Little Miss Sunshine, puis le philosophe nihiliste sans vraiment connaitre le sens de ce mot, Freidisch Nietzche a pris un sens beaucoup plus concret avec Camus dans Le Mythe de Sysiphe puis les courts à l’Université Populaire de Caen de Michel Onfray.

Lire Zarathoustra à la suite de l’Éthique de Spinoza produit un étrange effet : le second est un ouvrage extrêmement carré, dans lequel chaque ligne compte, chaque concept est défini, chaque réflexion détaillée puis savamment utilisée ; alors que si le premier introduit (apparement) d’importants concepts, je l’ai plus comme un roman à paraboles que comme un ouvrage philosophique.
Une attente que j’avais qui n’a pas été trahie, c’est la destruction des valeurs à laquelle j’identifiais le nihilisme, mais j’ai été très surpris de voir que Nietzsche se charge aussi de proposer une voie vers des nouvelles valeurs : l’individu.

Continue reading

Gœthe – Les Souffrances du jeune Werther

Les Souffrances du jeune Werther est l’ouvrage centrale dans Fragments d’un sentiment amoureux : Barthes s’y réfère souvent, tant le personnage de Werther éprouve chaque sensation pleinement. Werther est absolument amoureux, absolument vivant.

Or, rien ne me fâche plus que de voir les gens se tourmenter les uns les autres, et surtout de voir les jeunes gens, au printemps de la vie, alors que leur cœur pourrait s’ouvrir le plus largement à toutes les joies, se gâter réciproquement ces quelques beaux jours par des façons maussades, pour reconnaitre trop tard qu’ils ont gaspillé des bien qui ne reviendront plus. p 46

élaires

Continue reading

Marc-Aurèle – Pensées pour moi-même

Applique seulement ton attention et ta volonté à mériter ta propre estime à chacune de tes actions.

J’ai entendu parler de Marc Aurèle pour la première fois dans une conférence TED, par David Puttnam qui citait “If it is not right do not do it; if it is not true do not say it”. La franchise et la simplicité de cette maxime a éveillé mon intérêt, et quand Art Of Manliness a publié un texte de 1910 intitulé How to Live on Twenty-Four Hours a Day, une phrase de l’auteur m’a décidé : “I know nothing more “actual,” more bursting with plain common-sense, applicable to the daily life of plain persons like you and me (who hate airs, pose, and nonsense) than Marcus Aurelius or Epictetus.”

L’attraction du vide, Romain Langlois

Continue reading

Lord Jim – Joseph Conrad (1900)

Mer Méditérranée, 2009 - Alexandre Christiaens Lord Jim Joseph Conrad

The story of a fine old chap. The first book I read from the Art of Manliness list of books, and it has for subject a man who is struggling with guilt and remorse, trying to make his way out of it. As you’ll read below, the writing style is old, and good : it made it quite hard to read at the beginning, and as with several other English books, I didn’t get the plot on the spot, but often later. Really good.

‘Surely in no other craft as in that of the sea do the hearts of those already launched to sink or swim go out so much to the youth on the brink, looking with shinning eyes upon that glitter of the vast surface which is only a reflection of his own glances full of fire. There is such magnificent vagueness in the expectations that had driven each of us to the sea, such a glorious indefiniteness, such a beautiful greed of adventures that are their own and only reward ! What we get – well, we won’t talk of that ; but can one of us restrain a smile ?’

p 94

Continue reading

C’est pas moi qui le dit

A chair in the middle of nowhere

Dans le dernier “How I work” de lifehacker.com, je poste ici deux citations qui m’ont beaucoup plus pour de différentes raisons.

  • A la question “What’s the best advice you’ve ever received?”, il a répondu:

    Success is not a destination. It’s a the trail you leave behind.

    Depuis que je suis tombé sur des articles (nombreux) parlant des buts qu’on a dans la vie, j’essaie le plus possible de faire une liste selon les conseils que je vois; principalement, j’essaie de me fixer des buts concrets, atteignables et quantifiables. Ainsi je peux évalué précisément la distance qui m’en sépare. Et cette citation va à l’encontre de tout ça, du fait même de se fixer des buts, puisque le succès serait une succession d’action, et pas une fin, et pas un objectif. Je suis encore dubitatif.

  • La seconde est sa réponse à “Anything else you want to add for readers/fans?”:

    My #1 productivity secret: Don’t watch TV. Ever.

    Depuis que j’habite en ville, je n’ai jamais vraiment été productif en ayant la télé; surtout en habitant avec quelqu’un, c’est tout simplement abominable; j’ai autant de mal à regarder la télé qu’à supporter les publicités sur Youtube/Spotify. Comme l’a fait remarqué le redditor historyandproblems, je ne suis surement pas la cible des publicités sur ce genre de support. En fait la seule publicité qui me touche c’est pour la nourriture. Faible que je suis.
    Le bon coté de l’université: une cure de TV pour un an.

(Image)

PS: Si j’en crois les résultats de Google Image, “Strain of snow” n’est pas aussi innocent que ça parait.